Voyage dans l’histoire du football équatorien – Aucas

Contexte

Dans le cadre d’un stage de 6 mois à Quito je redécouvre ce pays et cette ville. J’ai eu la chance d’y vivre pendant 2 ans et m’y revoici plus de douze ans après être parti. J’y retrouve aussi mes amis d’enfance, avec qui je me rends au stade, ainsi que mon père. Lui a choisi d’y vivre comme expatrié, à Guayaquil. J’en profite pour faire un large tour des stades du pays, à la découverte de la fibre sudaméricaine qui rend les ambiances dans les stades si bouillantes et exotiques.

Découverte du football équatorien chez l’Aucas

Voyage dans l’histoire du football équatorien avec ma venue à l’Estadio Chillogallo de l’Aucas. L’équipe première du club est une équipe régulière de l’élite nationale avec une fanbase située à Quito autour du quartier du stade et plutôt âgée. Cela s’explique par les années dorées du club, qui datent des années 1940-1950, à l’heure où le football équatorien n’est pas encore professionnalisé. A cette époque, l’Aucas est le club le plus populaire de la capitale, au profit du Deportivo Quito et du futur géant quiteño : Liga LDU.

Figure historique et paternelle du football Quiteño et équatorien, le club est chaleureusement surnommé Papa Aucas. Malheureusement, le club ne confirme pas les espoirs placés en lui au passage à la professionnalisation du football et atterri dans le ventre mou du championnat équatorien professionnel, sans jamais décrocher le moindre titre de champion. Le club a pourtant pour habitude de titiller les grands du championnat, mais sans jamais faire illusion au palmarès…

Aucas – Deportivo Cuenca – Juillet 2018

Je me rends donc dans le Sud de Quito pour assister à un match de l’Aucas. On me vend l’aspect authentique de ce club depuis mon arrivée. J’arrive donc avec beaucoup d’attentes aux abords du stade de 18 000 places aux couleurs rouge et jaune du club, qui déteignent dans les rues environnantes. Je commence à accumuler les expériences dans les stades équatoriens prends mes petites habitudes. Je me procure mon pêché mignon, les havas tostadas (fèves grillées) et une boisson. L’ambiance est présente malgré un match de milieu/bas de tableau, mais va tourner court, car l’adversaire du jour va complètement étouffer les plans de l’Aucas.

Score final sans appel 1-3 et une prestation des joueurs qui n’aura pas favorisé une ambiance des grands soirs… L’atmosphère autour du stade laisse tout de même planer un parfum d’histoire. Celui d’un club et de ses supporters qui souhaitent retrouver plus de lumière et leur gloire d’antan. Les visiteurs du jour m’auront néanmoins fait forte impression sur le terrain. En effet, je déciderai même d’aller les observer de plus près. Chez eux, à Cuenca, une ville coloniale de la cordillère des Andes, peut-être la plus belle du pays. (article disponible ici) Merci Aucas.