Independiente del Valle – Immersion dans le football andin !

Contexte

Dans le cadre d’un stage de 6 mois à Quito je redécouvre ce pays et cette ville. J’ai eu la chance d’y vivre pendant 2 ans et m’y revoici plus de douze ans après être parti. J’y retrouve aussi mes amis d’enfance, avec qui je me rends au stade, ainsi que mon père. Lui a choisi d’y vivre comme expatrié, à Guayaquil. J’en profite pour faire un large tour des stades du pays, à la découverte de la fibre sudaméricaine qui rend les ambiances dans les stades si bouillantes et exotiques.

Independiente del Valle :

De son nom complet Independiente del Valle, c’est un club de football de plus que compte la zone de Quito et alentours. Il se situe en contrebas de la vallée (d’où son nom del Valle = de la vallée), à Sangolqui. C’est l’une des nombreuses villes « dortoirs » de Quito, où les habitants travaillent la journée à la capitale et rentrent le soir. Ce club est tout simplement étonnant, et il connaît une ascension fulgurante.

Fondé en 1958, le club atteint pour la première fois l’élite du championnat équatorien en 2009. S’ils n’ont pas encore remporté le championnat domestique, les Independentistas ont réussi l’exploit de se hisser en finale de la Copa Libertadores édition 2016. Ils réussirent à battre des clubs de légende (comme River Plate et Boca Juniors). Rien que ça. En 2019, l’Independiente del Valle remporte la petite sœur, la Copa Sudamericana (équivalent de l’Europa League). En 10 ans de haut niveau, c’est déjà une base solide de l’histoire de ce club qui s’écrit.

C’est donc en quête d’un nouveau stade et de nouvelles ondes que je me rends au stade Municipal du Général Rumiñahui. Le voyage prend une bonne heure depuis le centre de Quito en transport en commun. Un petit stade d’à peine 8 000 places plein de charme. Deux tribunes latérales entourent la pelouse. Pas de virage derrière les buts, mais une fresque immense sur un mur, aux couleurs du club. Une grande partie du contenu m’échappe, mais elle donne de l’allure et une identité au stade. De nuit, on a une vue superbe sur les lumières de la vallée derrière l’autre but. En bref, un stade à part.

Independiente del Valle – Delfin – Avril 2018

Sur le terrain, j’ai eu droit à un match intéressant. Malgré la domination des locaux, les visiteurs réaliseront le hold-up parfait en l’emportant 1-0 sans rien montrer et en profitant de la seule erreur de l’Independiente ce jour. C’est cher payé pour l’équipe qui m’a vraiment tapé dans l’œil.

De mon humble expertise, on peut clairement déceler quelques pépites du football équatorien dans les rangs de l’Independiente. Ceci explique en partie les récents succès du club qui doit certainement exceller en recrutement et en formation. Je retiendrai aussi la belle activité de quelques dizaines de supporters du Delfin qui se sont déplacés pour l’occasion. Ils ne seront donc pas repartis bredouille et ont fait preuve d’une super énergie. Côté local, je dénote une ambiance  plus sympathique. Plutôt de type familial et selon moi très local, à la différence d’autres clubs de Quito qui rassemblent un public de provenance plus variée. En bref, le spectacle est plutôt sur le terrain, chose pas si commune en Equateur ! Evidemment, ce n’est pas l’expérience stade la plus marquante de Quito et alentours, mais c’est un moment agréable de passé. Pour des stades plus ronflants, préférez celui de La Liga ( article disponible ici).

Il en reste que l’Independiente del Valle se révèle tout juste aux yeux du monde du football. Le club fera sûrement encore parler de lui dans les prochaines années car l’ascension ne fait que commencer. Merci l’Independiente.