A la découverte de Cuenca version football !

Contexte

Dans le cadre d’un stage de 6 mois à Quito je redécouvre ce pays et cette ville. J’ai eu la chance d’y vivre pendant 2 ans et m’y revoici plus de douze ans après être parti. J’y retrouve aussi mes amis d’enfance, avec qui je me rends au stade, ainsi que mon père. Lui a choisi d’y vivre comme expatrié, à Guayaquil. J’en profite pour faire un large tour des stades du pays, à la découverte du football équatorien et de la fibre sudaméricaine qui rend les ambiances dans les stades si bouillantes et exotiques.

Vivre un match de football à Cuenca :

Quelques semaines avant mon retour en France et la fin de mes 6 mois de stage en Equateur, il ne me restait qu’une opportunité pour découvrir un nouveau stade et une nouvelle ville. Alors c’est sans trop d’hésitations que je profite de mon dernier week-end de libre pour me rendre à Cuenca. Cuenca est une ville magique. Elle possède le charme des grandes villes coloniales perchées sur la Cordillère des Andes sans l’ultra urbanisation autour. C’est selon moi la plus belle ville du pays.

Côté football, Cuenca ne brille pas autant sur la scène nationale. Bien que son club figure dans l’élite, il peine à se démarquer et lutte régulièrement dans le ventre mou. Il a toutefois connu  une période à succès dans les années 2000 et notamment son premier et seul titre de champion d’Equateur, glané en 2004. Un moment d’anthologie pour les supporters et habitants de Cuenca.

Cuenca – Barcelona SC – Août 2018

 Je pose donc mes valises (ou plutôt mon sac à dos) à Cuenca pour trois jours de découverte, pressé de me rendre au stade Alejandro Serrano Aguilar. Un stade de 16 000 places qui va m’offrir un très beau moment et que je ne tarde pas à découvrir, puisqu’il se situe à quelques centaines de mètres de mon logement Airbnb !

A l’occasion de cette journée de championnat, le Deportivo Cuenca reçoit l’ogre SC Barcelona de Guayaquil. Comme d’accoutumée, dans chaque stade où joue le Barcelona de Guayaquil, leur public répond massivement présent. La moitié du stade sera vêtue du maillot jaune des visiteurs pour ce match. Je retrouve les belles ondes de ma venue à l’Estadio Monumental de Guayaquil (article à découvrir ici) en observant l’activité dans le virage réservé aux supporters du SC B. A la différence que cette fois ci, il y a du répondant en face.

A mon agréable surprise, les ultras de Cuenca ouvrent le bal avec une bâche rouge et noire, couleurs du club. Simple mais bien venue, et ils n’arrêteront de chanter qu’après le coup de sifflet final. Les deux camps se rendent coup pour coup tant en tribune que sur le terrain. Malgré la petite taille du stade, l’ambiance est là. Le scénario du match est tout aussi intéressant puisque pendant 80 minutes, les locaux vont tenir la dragée haute (1-0) à leur goliath du jour, avant de céder sur pénalty et de se faire rejoindre au score. Cela reste un beau point de pris même si, sur ce match, l’équipe hôte pourra nourrir quelques regrets. En tout cas pour moi, ce fut un super spectacle. Découvrir Cuenca, son football et ses habitants aura été un grand moment.

 

Ce que j’ai adoré à Cuenca :

  • Une ville à taille humaine et un patrimoine historique XXL.
  • La cathédrale reconnaissable entre 1000 autres, un vrai chef-d’œuvre architectural
  • Le berceau du Panama ! Ce chapeau mondialement connu est en effet originaire d’Equateur et pas du Panama comme son nom porte à le croire.
  • Le site archéologique inca unique d’Ingapirca, situé à une heure et demie de la ville.

Merci Cuenca.

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